AMI

Les ~s de Bertie Albrecht

Elle a des fréquentations qui indisposent son mari, un banquier de la City très conventionnel.

« Des féministes, des adeptes du birth control, militantes farouches de la planification des naissances et des intellectuels de gauche. Berty se rapproche en particulier de Sylvia Pankhurst, activiste de la propagande féministe, socialiste-ouvrière, gauchiste, emprisonnée sept mois pour sédition entre octobre 1920 et mai 1921. » Elle est exclue du parti communiste anglais et s’engage pour la défense des femmes, devenant membre de l’International Women’s Committee World against War and Fascism. 
Berty Albrecht, féministe et résistante, Dominique Missika, Perrin, Tempus, 2005, page 64


Mais également : « Mary Stopes, botaniste brilliante, suffragiste de la Women’s Freedom league qui, en 1925, fonde la Mother’s Clinic, dans un quartier pauvre de Londres, où les femmes bébéficient pour la première fois de moyens contraceptifs ! »

page 64

 

Ces fréquentations font dire à notre historienne Dominiqe Missika, page 65, « En ville, les langues se délient. Les voisins et les visiteurs ne manquent pas de s’interroger. On plaint Frédéric : quel malheur d’avoir une épouse qui l’entretient sans cesse des droits des femmes ! Au début Frédéric se contente de froncer les sourcils, prenant les activités de Berty pour un passe-temps anodin auquel elle s’adonnerait entre deux thés. Rapidement, il comprend qu’il s’agit d’un engagement. Pris au dépourvu, il se demande comment la freiner. L’affronter ? »

 

D’ailleur cet extrait et dans l’entrée hobby, il pourrait être aussi dans l’entrée mari, j’aime tout particulièrement l’exclamation « Ah quel malheur d’avoir une femme féministes ! »

 

Au passage, vous reconnaitrez le nom de Mary Stopes, si vous ne la connaissiez pas de par l’histoire de la santé sexuelle et reproductive des femmes, par la série Downton Abbey, où une femme de chambre, puis Lady Mary, utilisent les bons conseils de ce livre.

 

D’autres amis peu fréquentables : « Norman Haire. De son véritable nom Zions, né à Sydney en Australie, d’un père juif polonais et d’une mère anglaise » Il est gynécologue. « Il installe son cabinet au 127 Harley Street, et il décore dans un style chinois son appartement où il reçoit des patients venus consulter pour des problèmes d’ordre sexuel. » page 65
« Il devient une autorité dans le domaine de la recherche médicale et sexuelle. ».

 

« Il y a aussi son ami Magnus Hirschfeld, sexologue. Il se bat pour l’abolition des mesures répressives contre les homosexuels dans la république de Weimar. « [Il] lance une pétition en 1903. Parmi les six mille signataires, Albert Einstein, Stefan Zweig, Thomas Mann, Sigmund Freud et Herman Hesse. 
Voilà ses nouveaux amis ! »
Dominique Missika, Berty Albrecht, Féministe et résistante, Editions Perrin, collection Tempus, 2005, page 67

Que fait Berty ?

«  Depuis Londres, Berty offre son concours aux militants de l’égalité politique, économique et sexuelle de la femme, de la réforme des lois sur le marriage et le divorce, de l’amélioration de l’éducation sexuelle, du contrôle des naissances, de la réforme des lois sur l’avortement, de la prévention des maladies vénériennes e de la prostitution, et de la protection des mères célibataires et des enfants illégitimes. »
Dominique Missika, Berty Albrecht, Féministe et résistante, Editions Perrin, collection Tempus, 2005, page 67

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