Supporter la journée de ~

« A présent commence le travail du jour : par exemple l’enseignement durant quatre à cinq heures d’affilée. Cela signifie s’adonner à fond à une chose pendant une heure, s’adonner à fond à une autre chose pour l’heure qui suit. Pour cette heure-ci ou cette heure-là, on ne parvient pas à atteindre ce que l’on voulait, parfois même pour aucune. Notre propre lassitude, les interruptions imprévues, l’insuffisance des enfants et une foule de choses contrariantes, révoltantes, angoissantes nous entravent. Ou le travail du bureau : les relations avec des collègues ou des supérieurs désagréables, des exigences irréalisables, les reproches injustes, la bassesse humaine et peut-être aussi les détresses de tous genres ! Sonne midi : épuisé, brisé, on rentre chez soi. Là d’autres éventuels combats nous attendent encore. Où donc est passée la fraîcheur d’âme du matin ? On voudrait à nouveau bouillonner, se déchainer : indignation, dépit, repentir. Et il y a tant à faire encore jusqu’au soir. Ne doit-on pas repartir aussitôt à l’assaut ? Non pas ! Pas avant d’avoir recouvré, au moins un court instant, le calme. »

La puissance de la croix,  Edith Stein, anthologie, 6ème édition, Nouvelle cité, Spiritualité, 1982, page 72

Cela me fait plaisir de donner ce conseil de bonne soeur aux cadres débordés de la City.

 

 

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