vin

Développer le commerce du ~

« Ainsi l’une des premières [mentions]qui nomment expressément la reine mentionne l’achat de l’huile pour ses lampes, et semblable mention revient à plusieurs reprises dans les rôles qui concernent son règne ; on imagine assez Aliénor cette fille du midi horrifiée par l’éclairage des résidences anglaises qui se fait surtout avec des chandelles de suif ou pour les demeures les plus riches, des cierges de cire, et de s’empresser de faire venir de l’huile de son Midi aquitain dont la clarté est douce et dansante, sans mauvaises odeurs. De même voit-on revenir souvent les achats de vin pour la reine : on imagine bien qu’une fille d’Aquitaine n’aurait jamais pu s’habituer à la bière ; « cervoise ne passera vin » - c’est un dicton du temps. Et sans doute encouragées par son exemple, les marchands de vin de Guyenne vont, dès cette époque, apprendre le chemin des ports anglais pour le plus grand profit des vignerons bordelais et le plus grand plaisir des insulaires  on a pu calculer qu’au XIII ème siècle on buvait plus de vin en moyenne par tête d’habitant, en Angleterre, qu’on ne le fait aujourd’hui. »

Régine Pernoud, Aliénor d’Aquitaine, Albin Michel, Le livre de poche 1965, page 116

 

 

le ~, ou la riche flamme orangée des relations raisonnables

« Pendant ce temps les verres se coloraient de jaune puis de rouge, et se remplissaient et se vidaient. C’est ainsi que s’allumait en moi, à mi-chemin de l’épine dorsale, lieu où siège l’âme, non pas cette dure petite lumière électrique que nous appelons éclat quand elle joue allègrement sur nos lèvres, mais cette lueur plus profonde, subtile et souterraine qui est la riche flamme orangée des relations raisonnables. Nul besoin de se presser. Nul besoin de briller. Nul besoin d’être différent de ce qu’on est.»

Virginia Woolf, Une chambre à soi, 10/18, page 18 

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